Tristan Libault de La Chevasnerie : accorder toute leur importance aux mots

Ghizlene Taleb, November 24, 202110 min
EntrepreneuriatPromo 2012

La crise sanitaire a été l'occasion pour de nombreux salariés de se défaire du lien de subordination et d'entreprendre, en convertissant leur passion en gagne-pain. Après un parcours brillant en prépa et en école de commerce, Tristan Libault de la Chevasnerie a eu le courage de se poser les bonnes questions et d'orienter sa carrière vers son domaine de prédilection : les lettres.

Bonjour Tristan. Quand as-tu été élève à Saint-Stan’ ? Quels sont tes meilleurs souvenirs de cette période ?

J’ai été élève à Saint-Stan de la sixième à la Terminale. J’y ai passé mon bac en 2012. J’ai de très nombreux souvenirs de Saint-Stan, en vrac :

  • Les pauses de 10h30 où nous faisions la queue pour acheter des pains au chocolat dans la cour auprès du boulanger du coin qui avait le droit de vendre ses viennoiseries dans la cour ;

  • L’arrivée de la cafétéria des lycéens après des mois de travaux et ce nouvel horizon pour passer nos heures de pause ;

  • La cour des sixièmes, ce petit cocon préservé de la cour des “plus grands” où régnait la bienveillance du corps enseignant (notre professeur principal en sixième, Monsieur Gilbert, professeur d’histoire géographie qui montait sur son bureau pour nous mimer les batailles de la Première Guerre mondiale) ;

  • Le Trophée des Lycées, notre voyage à Paris en cinquième, à Reading en Angleterre en Seconde…

  • Certains professeurs marquants : Mme Bouyer professeur d’anglais, M Lordanidis en technologie, M Ternon en français et bien sûr M Vergé avec ses méthodes pédagogiques peu ordinaires.

Pourquoi as-tu décidé d’intégrer les classes préparatoires du centre Madeleine Danielou ?

Après mon lycée, je souhaitais approfondir les humanités comme la philosophie, l'histoire et surtout, le français que j’avais particulièrement apprécié au lycée. Les classes préparatoires sont un véritable approfondissement des matières que l’on suit au lycée : deux années dédiées entièrement à des matières qui me passionnent, c’était vraiment une chouette expérience !

Et puis, les perspectives après une hypokhâgne / khâgne sont immenses ! Beaucoup de gens pensent qu’il n’y a aucun débouché pour les études littéraires ! C’est faux ! Le monde a besoin de littéraires ! J’ai le sentiment d’avoir suivi une formation d’excellence avec de nombreuses clés pour comprendre certains enjeux de société. Quand je regarde mes amis qui étaient en prépa avec moi, les carrières sont très variées ! Recherche, communication, média, conseil, fonction publique, enseignement… J’ai même un copain qui a réussi le concours pour devenir commissaire de police !  

Comment as-tu pu suivre la licence en lettres modernes en parallèle de vos études en école de commerce ? Qu’as-tu retiré de cet enseignement à la Sorbonne ?

J’ai suivi une licence de Lettres Modernes à la Sorbonne en parallèle de mon école de commerce. Suite aux classes préparatoires littéraires, j’ai intégré l’ESSEC en parcours grande école (quand je vous disais que l’on pouvait tout faire après une prépa littéraire !). Si les cours y étaient vraiment passionnants et ont pu m’apporter les connaissances du monde de l’entreprise qu’il me manquait, la littérature me manquait. 

Quand vous avez passé deux ans à parler de Baudelaire et de Rousseau à chacun de vos cours, la finance peut parfois paraître un peu… aride ! Ni une ni deux, je me suis inscrit en licence de Lettres modernes à la Sorbonne pour suivre des cours à distance en parallèle de mon cursus en école de commerce. En prépa, on apprend à s’organiser et cette organisation m’a beaucoup servi pour jongler entre ces deux cursus ! Et puis, je ne voyais pas cela comme du travail, c’était davantage des parenthèses de bonheur et une grande joie de me plonger à nouveau dans des grands textes.

Quel master as-tu intégré à l’ESSEC ? Te prédestinais-tu à un métier ?

J’ai fait le parcours classique Grande École post prépa à l’ESSEC pour un master en management. J’y ai notamment suivi la Chaire Entrepreneuriat Social pour me former aux enjeux sociétaux des entreprises. Je ne me prédestinais à aucun métier en particulier, disons que j'étais plutôt curieux de me frotter au monde de l’entreprise. Il faut voir l’école de commerce comme une grande aire de jeux dans laquelle il est possible de faire énormément de choses ! Et j’ai fait beaucoup de choses à l’ESSEC, j’ai même suivi une spécialisation en finance d’entreprise... qui m’a également passionné !

Quelles expériences professionnelles as-tu vécues en France et à l’étranger ? As-tu ressenti une différence ?

L’ESSEC m’a permis de voyager six mois à Buenos Aires et six mois à Singapour sur le campus de l’école. J’ai également eu l’occasion de partir avec l’ONG Points-Cœur pendant un an au Pérou dans les quartiers pauvres de Lima. Une expérience extrêmement riche qui m’a beaucoup apporté sur le plan humain.  

En 2019, tu as été recruté par Leroy Merlin. Quelles étaient tes missions ?

J’ai commencé ma carrière chez Leroy Merlin à Bordeaux dans un magasin comme chef de secteur. Je me suis frotté directement au management en étant responsable d’un centre de profit en magasin et en manageant une équipe de huit personnes. Chez Leroy Merlin, le chef de secteur a de nombreuses casquettes dont une vraiment importante : il est membre du comité de direction du magasin et prend part à toutes les décisions stratégiques du magasin. Cela a été une vraie chance pour moi de recevoir autant de responsabilités en sortie d’étude et de découvrir cette très belle entreprise. 

Nous avons mené de très beaux projets et d’autres plus éprouvants comme l’arrivée de la crise sanitaire et la mise en place des mesures sanitaires dans les magasins. Je ne sais pas si vous vous en rappelez, mais à cette période, tout le monde s’est mis à bricoler ! Et gérer un magasin en effectifs réduits avec de grosses affluences et de nombreux problèmes d'approvisionnement liés à la crise n’a pas été une mince affaire !

Qu’est-ce qui vous a poussé à entreprendre et à créer te propre agence, en plein cœur de la crise sanitaire ?

La crise sanitaire m’a permis de réfléchir à l’impulsion que je voulais donner à ma carrière. J’ai toujours su que je voulais entreprendre, je viens d’une famille d’entrepreneurs et j’avais toutes les clés pour mener à bien ce projet : une solide formation à l’ESSEC, une expérience réelle de management de terrain chez Leroy Merlin, il ne manquait plus qu’à trouver une idée ! 

Chassez le naturel, il revient au galop ! Je suis revenu à mes premiers amours, la rédaction. Mais pas n’importe quelle rédaction : une rédaction au service des entreprises !

Présentez-nous votre agence en trois mots :

Pierrot vous prête sa plume pour écrire un mot ! Pierrot est une agence de rédaction à destination des entreprises. À l’heure du Web et de l’importance de tenir un discours cohérent face à des audiences de plus en plus grandissantes, nous aidons les entreprises à être visibles sur Internet.

Nous sommes plus particulièrement spécialisés dans la rédaction SEO ou rédaction web : nous rédigeons des sites web, des articles de blog et des supports digitaux qui seront visibles sur des moteurs de recherche comme Google. 

Quand on sait que six milliards de recherches Google sont effectuées chaque jour et qu’en moyenne, 71 000 requêtes sont effectuées toutes les secondes dans la barre de recherche Google, les entreprises ne peuvent ignorer l’importance d’être présentes là où les internautes les recherchent !

Quels objectifs te fixes-tu à court, moyen et long terme ?

Aujourd’hui nous sommes cinq mais j’ai comme projet de doubler la taille de l’entreprise d'ici à un an ! 

Notre réelle ambition : devenir l’interlocuteur unique pour tous les besoins rédactionnels des entreprises. Nous voulons être la plume qui se cache derrière toute communication d’entreprise.

L’amicale peut-elle relayer ou diffuser un besoin ou un message ?

Nous cherchons des clients ! Plus sérieusement, nous sommes ouverts à toute entreprise souhaitant développer davantage sa présence sur le web ou structurer un discours de marque cohérent et qui fasse sens pour l’entreprise. 

Notre raison d’être : qualité, qualité, qualité !

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